Antidiabétiques : le remboursement désormais sous conditions
17-02-2026
Depuis le 1er février 2026, le remboursement d'un médicament de la classe des analogues GLP-1 nécessite un accord préalable du médecin-conseil de la mutualité. Une prescription médicale ne suffit plus. Cette mesure s'applique aussi aux patients souffrant d'un diabète de type 2 et déjà engagés dans un Trajet de soins.
Alors qu'une simple ordonnance suffisait aupravant, le remboursement des analogues du GLP-1 est désormais soumis au feu vert du médecin-conseil de la mutualité. L'objectif : garantir que ces traitements arrivent prioritairement à ceux qui en ont un besoin médical vital.
Quels médicaments sont concernés ?
La mesure cible spécifiquement les molécules utilisées dans le cadre du diabète.
Sont concernés :
- Ozempic® ;
- Rybelsus® ;
- Trulicity® ;
- Victoza® ;
- Xultophy®.
Pour le Mounjaro®, cette règle d'autorisation préalable était déjà en vigueur. Rien ne change pour les autres classes d'antidiabétiques.
Lutter contre l'usage « coupe-faim »
Pourquoi durcir les règles ? Ce changement ne vise pas à restreindre l'accès aux soins pour les patients diabétiques, mais à endiguer les abus.
Ces dernières années, l'utilisation de ces médicaments comme coupe-faim par des personnes non diabétiques a provoqué des tensions d'approvisionnement et pesé lourdement sur le budget de l'assurance soins de santé. En instaurant cet accord préalable, l'INAMI s'assure que le remboursement soutient le bon usage thérapeutique et non un usage esthétique ou détourné.
Besoin de plus de détails ?
Retrouvez toutes les informations sur le remboursement des médicaments contre le diabète sur le site web de l’INAMI.
Auteur
Institut National d'Assurance Maladie Invalidité