La loi portant création de la Banque-Carrefour des Entreprises, modernisation du registre du commerce et création de guichets d'entreprises agréés prévoit l'attribution d'un numéro d'identification unique aux "entreprises". Au sens de cette loi, tout employeur doit être identifié de cette manière.
La Banque-Carrefour des Entreprises reprend également, à côté des entreprises, les unités d'établissement [Unité d'établissement = "toute entreprise ou partie de celle-ci (ex. atelier, usine, magasin, bureau, ...) située en un lieu géographiquement déterminé et identifiable par une adresse. A cet endroit, ou à partir de cet endroit, une ou plusieurs activités principales (ou secondaires, ou auxiliaires) sont exercées pour le compte de l'entreprise"]. Ces implantations ou unités d'établissement reçoivent un numéro d'identification propre, structurellement indépendant du numéro d'identification de l'entreprise à laquelle elles appartiennent.
Au cours de l’année 2004, la Banque-Carrefour des Entreprises et l’ONSS ont conjointement réalisé une vaste opération de collecte et de vérification des données relatives aux employeurs qui occupent du personnel en diverses implantations. Chaque entreprise concernée, après avoir été interrogée, a été mise au courant des numéros de ses unités d'établissement.
Les employeurs qui le désirent trouveront la liste et les numéros d'identification de leurs unités locales sur le site http://kbo-bce-ps.mineco.fgov.be.
Important : Si vous constatez que certaines unités d’établissement sont manquantes, la procédure suivante doit être suivie :
Pour les entreprises commerciales :
Rendez-vous dans un guichet d'entreprise de votre choix afin de faire enregistrer les unités d'établissement manquantes. Les identifiants qui vous seront attribués à cette occasion pourront immédiatement être mentionnés dans la DMFA
Pour les entreprises non commerciales :
Contactez la Direction des Statistiques de l'ONSS. Cette Direction assurera, temporairement, en attendant que les procédures définitives de la Banque-Carrefour des Entreprises soient mises en place, l'enregistrement de ces unités d'établissement (pour autant que l'entreprise soit identifiée comme employeur à l'ONSS).
Pour tout renseignement complémentaire, n'hésitez pas à contacter la Direction des Statistiques de l'ONSS aux numéros de téléphone suivants : 02 509 31 10, 02 509 91 81 ou 02 509 31 07 ou bien à reg.stat@onss.fgov.be.
a) Données obligatoires
La déclaration prévoit un champ appelé "numéro d'identification de l'unité locale", tel que défini au sein de la Banque-Carrefour des Entreprises. Cette information est demandée aux employeurs occupant du personnel dans plusieurs unités d'établissement, même si elles ne sont situées que dans une seule commune, et ne se rapporte qu'à la dernière situation connue du trimestre: on ne demande donc pas de scinder les données si un travailleur a été affecté à plusieurs sièges au cours du trimestre.
A partir de la déclaration du 3e trimestre 2006, l'ONSS récolte les données relatives aux unités locales chaque trimestre.
Les employeurs et les secrétariats sociaux doivent indiquer pour chaque travailleur repris sur la déclaration trimestrielle, y compris pour les étudiants, le numéro d'identification de l'unité d'établissement dont il relève.
Cette obligation n'est applicable qu'à partir du moment où une entreprise possède au moins deux unités d'établissement.
Important : cette obligation concerne toutes les entreprises qui occupent du personnel en plusieurs implantations. Dans le cas où une entreprise ou un secrétariat social ne connaît pas encore les identifiants nécessaires, la procédure décrite en fin du point 6.1.1203 doit être suivie.
b) La mention du numéro d'unité d'établissement n'est pas requise dans les cas suivants:
- personnes déclarées comme prépensionnées ou "pseudo-prépensionnées" pour lesquelles une des cotisations spéciales sur la prépension conventionnelle ou sur la pseudo-prépension est due;
- personnes déclarées sous les catégories 027 et 028 (travailleurs, victimes d'un accident de travail ou d'une maladie professionnelle, percevant une rente, une indemnité, une allocation ou bien un capital, passibles de retenues de cotisations personnelles);
- personnes déclarées sous les catégories 033, 099, 199, 299 et 699 (des fonds de sécurité d'existence dans la plupart des cas pour des travailleurs auxquels ils versent comme tiers payants des compléments de rémunération);
- fonctionnaires licenciés et les travailleurs qui y sont assimilés pour lesquels une déclaration complémentaire doit être effectuée de manière à leur garantir le droit aux allocations de chômage et aux indemnités de maladie-invalidité.
c) Certains cas méritent un traitement particulier:
- les entreprises de la construction sont soumises à des dispositions particulières en ce qui concerne les travailleurs occupés sur les chantiers: tous les travailleurs occupés sur des chantiers, quelle qu'en soit la durée, sont à rattacher à l'unité d'établissement (siège administratif ou technique) dont ils dépendent;
- les travailleurs ambulants (représentants de commerce, personnel des services de transport, équipes d'entretien, contrôleurs, etc.) doivent être liés à l'unité d'établissement qui les occupe en ordre principal (siège social, siège administratif, siège d'exploitation, permanence, etc.);
- les travailleurs intérimaires mis à la disposition d'une entreprise utilisatrice par une entreprise de travail intérimaire sont rattachés au siège de l'agence d'intérim dont ils dépendent;
- les travailleurs mis à la disposition d'employeurs du secteur non-marchand tout en étant rétribués par le FOREM, Actiris ou le VDAB (projets PRIME, TCT, …) sont rattachés au siège du service public de l'emploi dont ils relèvent;
- les travailleurs provisoirement détachés à l'étranger, tout en relevant de la sécurité sociale belge, restent liés à l'unité d'établissement où ils étaient affectés avant leur départ;
- le personnel enseignant et les travailleurs qui y sont assimilés doivent être affectés à l'établissement d'enseignement où ils sont affectés à titre principal; lorsqu'un établissement d'enseignement possède plusieurs implantations géographiquement distinctes, chacune de ces implantations aura un numéro d'unité d'établissement; le personnel devra être réparti entre ces implantations, chaque personne n'étant affectée que dans une seule implantation.
d) Essai d'éclaircissement de la notion d'unité d'établissement:
A la demande des secrétariats sociaux, un exercice d'éclaircissement de la notion d'unité d'établissement devant figurer dans la Banque-Carrefour des Entreprises a été réalisé pour résoudre les cas litigieux.
Au minimum chaque lieu de travail permanent, quelle que soit l'activité qui y est exercée (commerciale ou non) constitue une unité d'établissement de l'"entreprise", avec cependant quelques limites.
- Dans le cas où une personne travaille à domicile ou chez un client, l’unité d’établissement dont elle dépend est l’endroit à partir duquel elle reçoit les instructions et d'où le travail est organisé. Ceci implique par exemple:
- que pour les entreprises de travail intérimaire, de consultance, de nettoyage,… il n'y a pas lieu de créer d'unité d'établissement à l'adresse des entreprises clientes, même dans le cas de contrats de fourniture de services de longue durée;
- que les adresses privées des travailleurs à domicile ou itinérants ne sont pas des unités d’établissement (telétravail, inspecteurs, représentants de commerce,…).
- Les unités d’établissement doivent avoir une autonomie au sein d’une structure permanente ou semi-permanente. Ceci signifie qu’il doit être possible d’identifier l’implantation physique d’une unité locale à tout moment du jour ou de la nuit, que l’unité d’établissement doit disposer d’une infrastructure permanente et avoir une adresse postale :
- les chantiers, les champs, les stands sur des foires ou des marchés, … ne seront jamais considérés comme unités d'établissement
- les collectes de sang, les consultations ONE, les permanences des mutuelles, les formations permanentes dans des locaux des tiers, ... même organisées sur base régulière ne seront pas à la base de création d'unités d'établissement à ces adresses.
- les locaux des mutuelles, syndicats, … qui sont permanents et réservés à cet usage, même s’ils ne sont opérationnels qu’un jour par semaine seront par contre à la base de création d'unités d'établissement à ces adresses;
- Les unités d’établissement sont créées sous l'entreprise dont elles dépendent:
- les magasins (ou restaurants) franchisés sont exploités par des gérants indépendants qui possèdent leur propre numéro d'entreprise. Les unités d'établissement seront donc créées sous le numéro d'entreprise du gérant. Même si la chaîne envoie à titre de dépannage du personnel dans l'un ou l'autre magasin franchisé, ces derniers ne seront pas considérés comme unités d'établissement de la chaîne;
- si l’exploitation d’une cafétaria dans un théâtre, piscine, parc de récréation est sous-traitée, il y a lieu de créer l’unité d’établissement sous le numéro d'entreprise de l'exploitant de la cafétaria.
- Chaque entreprise doit avoir au moins une unité d’établissement. L’exception à cette règle relève de la protection de la vie privée : l’occupation de personnel domestique.
Pour tout autre cas particulier non repris, le service des statistiques de l'ONSS se tient à votre disposition.
Toutes les données rassemblées par l'ONSS sont ventilées suivant l'activité économique principale, soit de l'entreprise, soit de l'unité locale de l'entreprise. Cette répartition s'appuie sur la nomenclature statistique des activités économiques dans la Communauté européenne, la NACE-Bel, et a lieu uniquement à des fins statistiques en accord avec les directives de la Direction générale "Statistique et Information économique" du SPF Economie, PME, Classes moyennes et Energie (anciennement l'Institut national de Statistique). L'ONSS utilise à cet effet la description de l'activité mentionnée par l'entreprise lors de son inscription comme employeur, des modifications qu'il signale ainsi que de toute autre source d'information disponible.
L'attribution d'un code NACE par l'ONSS n'ouvre aucun droit pas plus qu'il n'engendre aucune obligation pour les entreprises. Si des tiers, organismes privés ou instances publiques, utilisent l'activité des entreprises pour déterminer le champ d'application de leurs réglementations, ils en prennent l'entière responsabilité et ne peuvent se borner à s'appuyer sur les codes NACE-Bel de l'ONSS.
Une nouvelle nomenclature NACE-BEL est entrée en vigueur le 1er janvier 2008 (NACE-BEL 2008 ou NACE Rev. 2). Elle succède à une nomenclature appliquée depuis 1993 et qui a subi quelques modifications mineures en 2003. Les structures de l'ancienne et de la nouvelle nomenclature sont identiques mais le contenu des codes change parfois radicalement.
L'ONSS a procédé à la conversion des codes dans le répertoire des employeurs. Les codes NACE consultables sur le répertoire électronique (application "WREP" du portail de la sécurité sociale) se rapportent à la nouvelle nomenclature. Ces données sont également reprises au sein de la Banque-carrefour des entreprises, tant au niveau de l'entreprise que des unités locales (en principe vers la mi-janvier 2008).
Cette opération s'est déroulée automatiquement mais un certain nombre de cas doivent être traités un par un. Ce traitement, qui se déroule autant que possible sur la base des sources de données disponibles, a déjà été entamé en 2007 mais continuera tout au long de l'année 2008. Par conséquent, des modifications du code attribué initialement pourraient encore survenir. Les employeurs dont le code NACE-BEL est inexact peuvent prendre contact avec la Direction des Statistiques de l'ONSS (e-mail: statcod.info@onss.fgov.be).